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Technique de mâtage

J'avais découvert cette technique dans
une revue de yachting américaine; l'auteur de l'article avouait qu'elle
était largement utilisée en Hollande, à cause des nombreux ponts qui s'y
trouvent. Elle permet de mâter à l'aide simplement du tangon de spi et de
quelques autres aménagements prévus à l'avance : une ferrure de pied de mât
pivotante, une articulation dans les galhaubans, exactement dans le
  prolongement
de l'axe de cette ferrure et enfin un fort pontet fixé au pied du mât, sur
sa face avant, pour recevoir un des embouts du tangon.
Le mât, toujours à l'horizontale, est posé sur le pont, soutenu vers son
centre par un X posé sur le couronnement. Le pied du mât est déposé sur
l'emplanture et l'axe de la ferrure est glissé en place.
Le tangon, posé
verticalement à la base du mât, est retenu vers l'arrière par une drisse de
foc et dans le plan latéral par deux câbles faisant office de haubans,
frappés de chaque bord sur l'articulation des galhaubans. Les galhaubans
sont eux-mêmes frappés à leur cadène. Les deux ensembles mât/galhaubans et
tangon/haubans forment ainsi deux triangles isocèles qui peuvent pivoter
autour d'une base commune, matérialisée par l'axe du pied de mât et
l'articulation des galhaubans.
Pour amener le
mât à la verticale, il suffit de tirer sur le tangon, à l'aide d'un palan
frappé à la ferrure d'étrave et dont le garant est renvoyé vers l'arrière
pour s'enrouler autour d'un winch. La puissance combinée du winch et du
palan (j'utilise l'écoute de grand-voile, à quatre brins), permet d'amener
le mât à la verticale sans déployer trop d'effort.
J'ai utilisé ce
système des douzaines de fois, soit pour mâter, soit pour démâter, à chaque
fois que je désire remorquer le bateau.
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